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16 juin 2008

Bric-à-Brac

Dans le désordre quelques trouvailles ;

Cela fait un an que j'ai découvert et acheté mon premier Moleskine. Au fait c'est toute une culture qui gravite autour.

J'ai essayé et aimé Runescape, un MMPOG simple, mais complet.

J'ai réussi mon premier sirop de sureau.

Encore un autre angle intéressant sur la guerre en Irak: video Rocketboom

J'ai découvert le travail de rue de Blu Blu qui donne une nouvelle vie aux murs.

21 avril 2008

26e ARTBRUSSELS

Weekend chargé avec hier ARTBrussels au programme; la foire d'art contemporain. J'avais assisté à l'édition 2007 de laquelle j'étais revenu assez déçu... pour ne pas dire plus.
Ambiance toute autre cette année ci. Fini les urinoirs pissant le sang, les monstres humains, les souris vivantes... et place cette année à beaucoup plus de dessins, de peintures et de photographies. Les thèmes sont nettement moins dans la provocation gratuite et de mauvais goût (par rapport au mien, en tout cas).
Quelques artistes belges de renommée internationale y étaient présents aussi, tels que Jan Fabre ou Panamarenko.

14 avril 2008

Accessoire GSM

Comme quoi on revient toujours aux vielles recettes...

13 janvier 2008

Truc Troc

J'ai eu la très bonne idée d'aller jeter un coup d'oeil à Truc Troc dans les sous-sol du Bozar. L'idée est vraiment géniale ; un centaine d'artistes exposent chacun une seule œuvre et le public est invité d'apposer un Post-It à côté de l'œuvre avec l'objet ou le services avec lequel il voudrait troquer l'œuvre. Cette approche originale attire un public sympa décontracté qui ne se prend pas au sérieux. Un ambiance très belge... mais pas bière ; l'évènement était sponsorisé par Perrier , du coup tout le monde se promenait avec sa petite cruche en plastique vert sous la main.
L'intérêt est évidemment autant dans la lecture des Post-It que dans la découverte d'œuvres.

Voici quelques propositions de trocs receuillies les unes plus originales que les autres ;

  • 15 cours de guitare
  • un séjour à Paris
  • je serais votre modèle
  • une Trabant
  • une interview sur Radio Judaica
  • votre site web
  • une remorque
  • un vrai cours de néerlandais
  • etc...
On mesure immédiatement le succès d'une oeuvre, non seulement au nombre de Post-It, mais aussi au caractère plus ou moins farfelu de ceux-ci.


J'y ai retrouvé Laurent Dierick dont j'avais parlé à deux reprises ici.



Dans un autre style, cet artiste qui propose de rentrer litéralement dans la peau de l'autre.

17 juin 2007

Gazon maudit à Rixensart

Je suis retourné aujourd'hui à la ballade de Rixensart.
Juste un petit billet pou parler de ce gazon maudit qui était tout de même un des oeuvres les plus osées de ce parcours.

Illustration d'une société de consommation, j'ai beaucoup aimé le parallèle que l'artiste fait entre la consommation de Coca-Cola et autres boissons 'commerciales' et l'obsession que beaucoup de gens ont pour avoir un gazon "parfait", à coup de désherbants, d'engrais, d'anti-mousse, anti-fourmis (oui, çà existe) etc...

7e ballade d'artistes à Rixensart

Lors de la 7ième ballade d'artistes de Rixensart je suis tombé par hasard chez Recup'Art. Ce monsieur très acceuillant, poursuivant dans la plus pure tradition du surréalisme à la belge nous réserve quelques assemblages étonnants. Seul règle ; tout est fait en utilisant des objets usités.
J'y ai par exemple apprécié ce téléphone rebaptisé "Ta mère t'appelle".


Ou encore cette "Chasse à courre sur roulettes"


Le plus étonnant des artistes rencontrés était peut être ces deux sbires qui sortaient de chez un des exposants avec ce qu'ils appelaient une oasis portable sur les épaules. Je n'ai pas pu résister à tester ce petit coin de paradis portable... 15kg tout de même :
Les artistes ;


et moi;


Si l'art c'est de rencontrer l'insolite, alors pari gagné pour Rixensart.

J'ai encore plein de photos d'artistes (plus sérieux), que je m'empresse d'aller mettre sur mon Flickr. Un autre billet suivra peut-être.

27 avril 2007

Art Brussels

J'ai visité Art Brussels, la foire d'art contemporain.
Jamais, je crois, ma capacité d'ouverture n'a autant été mise à l'épreuve. Je me demande si c'est l'Art contemporain ou la Farce contemporaine qu'on voulait montrer.
Quelle déception !

18 mars 2007

De l'expression à l'abstraction


J'ai eu beaucoup de plaisir à visiter l'exposition "De l'expression à l'abstraction; la force de l'émotion" à la Galerie sans Nom à Saint-Gilles. Le site de la galerie renseignera sur l'ensemble des artistes sculpteurs et peintres qui participent à cet évenement.

Deux artistes ont particulièrement retenu mon attention.

Tout d'abord Scorbiac.
Commençons par cette porte.
Les inscriptions sur la porte nous font comprendre que le messager est à l'intérieur d'un édifice. Il en sort serein, non pressé. Il ne s'agit pas d'une fuite face à quelque chose qu'il aurait découvert à l'intérieur. Qui est dedans, et qui est dehors ? Ce messager pourrait autant être sur le point de vouloir venir vers nous, de sortir donc, que d'être en train de se remplir les poumons d'air afin de nous appeler par un cri. Ils viendrait nous chercher afin qu'on pénètre avec lui vers la chambre cachée abritant ses découvertes. "Un ami qui vous veut du bien." Méfiance. Si c'est un appel, pour autant notre messager ne fait aucun geste pour nous inciter de force pénétrer avec lui de l'autre côté. Il nous laisse donc toute liberté de réponse; on pourra toujours feindre de ne pas l'avoir entendu. A nos risques et périls; à force de simuler l'handicap auditif, on risque la surdité.



Chacun sa boule, sa sphère.
Bien que ces être se regardent et interagissent entre-eux, il y a bien une relation bijective entre chaque personnage et sa sphère. "C'est mon monde, et pas le tien". Bien qu'ils soient proches l'un de l'autre et que la disposition alignée suggère une appartenance à un groupe, il va leur être impossible de partager une sphère, de s'extraire de cette mathématique du un qui régit ce monde. Ces individualités alignées sont-elles soumises à une inébranlable loi des séries? Uniques, mais seuls. Aucun ne veut s'échapper, voire se rebeller d'être là. Tous se satisfont de leur petite boule (leur petite auto, leur petit chapeau,...), perchés bien haut au-dessus du socle. Aussi rassurant que puisse être leur situation, il y a quelque chose de triste dans cette hauteur et cette distance sécuritaire fixe qui les sépare. Prisonniers de leur petits globes, rien ne permet à ces personnages d'espérer trouver une voie plus proche du voisin, d'échanger avec son prochain autre chose qu'un regard ou un cri.

Mon deuxième coup de coeur est pour Marc Perez avec ses objets volants ( ou flottants?)

Cette barque-pirogue semble se laisser aller avec le courant, ou, pire, reste ancrée par les pieds au fond de l'eau. Le fond est bien bas. Point d'animaux dans cette Arche de Noë, remplacés par des objets sans doute tout autant inutiles d'indescriptibles. Objets incongrus, abimés, rouillés, cuits et sans valeur.Depuis combien de temps cette barque attend-elle là? Quel rôle pour l'eau dans cette oeuvre ? C'est l'histoire d'un mec... qui a accumulé pleins d'objet, les a mis dans sa barque et a lancé son embarcation sur les flots. Le roulis, le tangage ainsi que les courants de l'eau qui enveloppe ses jambes lui font croire qu'il est loin, qu'il progresse, qu'il se rapproche du but... La berge doit déjà être loin derrière lui et l'autre rive doit être toute proche se dit-il. Mais tout cela n'est qu'illusion. La vase a dissout ses pieds et le courant tourbillonnant et perpétuel, a rendu ses jambes insensibles, au point de disparaitre. Deslors, ce marin qui a perdu tout sens du mouvement, du sens et de la vitesse; combien de temps faudra-t-il pour qu'il s'en rende compte ? Pourra-t-il comprendre les signes, telle la colombe qui revient avec un rameau d'olivier, lui montrant que cette agitation météorologique et marine n'a fait rien d'autre que de masquer son immobilisme et sa résignation?

11 février 2007

Odette Toulemonde

J'ai vu Odette Toulemonde au cinéma.

Un film sur le bonheur, la simplicité, Bruxelles, les 4x4, Joséphine Baker, l'escalope, les grippes à répétition, Eddy (Merckx), la mer, les films japonais sur Arte, le rouge à lèvres, les escalators, Charleroi, Jésus, les mobylettes, l'amour, 75017, les coucher de soleils, la gonflette, et le moulin de Damme.

Et vous, que y avez-vous vu ?

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8 janvier 2007

Mat(i)erre

Terre et matière, voilà de quoi il fut question au vernissage de six artistes qui se sont réunis au Château de l'Ermitage à Wavre, sous le titre évocateur de Mat(i)erre. Le 'i' supprimé renvoyant à la terre qui est au centre de toute activité de céramiste.

Laurent Dierick
Martine Druart de Mora
Julie Bodenghien
Joëlle Swanet
Claire Colette
Christiane Robin

Tous les six nous montrent vraiment de belles choses, mais je vais m'étendre sur deux artistes seulement, qui m'ont particulièrement impressionnés.
Tout d'abord, Claire Colette m'a surprise avec cette oeuvre dont je n'ai malheureusement pas noté le nom. Il s'agit d'un collage fait à partir d'extraits de texte issus d'un texte lui même distribué à l'aide d'un mannequin que l'on peut voir à gauche de la photo.



Ce texte que je ne connaissait pas est le suivant - c'est un texte qu'un proviseur aux US distribuait en début d'année à tous les nouveaux professeurs :

« Je suis un survivant des camps de concentration. Mes yeux ont vu ce qu’aucun homme ne devrait voir :
Des chambres à gaz construites par des ingénieurs instruits.
Des enfants empoisonnés par des praticiens éduqués.
Des nourrissons tués par des infirmières entraînées.
Des femmes et de bébés exécutés par des diplômés de collèges et d’universités.
Ma requête est la suivante : aidez vos élèves à devenir des êtres humains. Vos efforts ne doivent jamais produire des monstres éduqués, des psychopathes qualifiés, des Eichmann instruits.
La lecture, l’écriture, l’arithmétique ne sont importantes que si elles servent à rendre nos enfants plus humains. »
Voilà une oeuvre qui rappelle à sa façon quelques bon préceptes si absent de certains systèmes éducatifs traditionnels où exclusivement la cote compte.

Le deuxième artiste qui a vraiment frappé très fort est Laurent Dierick.
Il est difficile d'expliquer la mise en scène soignée de cette oeuvre à l'Arbre. Un véritable saule déraciné est relié à deux batteries de voitures estampillées respectivement du A et du Omega. Au-dessus de l'arbre plane une couronne en treillis de couleur dorée.


Devant l'arbre, relié à celui-ci par une fine bande de sable, un présentoir, sur lequel gît un livre abîmé, ecorché et brûlé à certains endroits (pas mal trois accents circonflexes dans la même (quatre!) phrase).

Il faut s'imaginer le tout dans une pièce aveugle, couverte d'un tapis rouge écarlate, et baignée d'une bande son tout droit issue d'un univers virtuel où le bruit de pas, de vent et de cloches sourdes se mélangent
écouter:
(bande son 'rippée'0 sur le site Les Métaux Sourds)


Je ne dévoilerai pas le contenu du livre afin de ne pas gâcher la visite...

L'exposition est ouverte du 7 au 21 janvier 2007 les vendredis, samedis et dimanches, de 14h à 18h. Le Château de l'Ermitage est situé au 23, rue de l'Ermitage à Wavre (1300). Voir aussi la plaquette de l'expo.